Pourquoi se mobiliser

Demandez une augmentation du budget de l’aide publique au développement (APD)

Le 27 septembre 2017, le Gouvernement a présenté un budget décevant pour la solidarité internationale. L’augmentation d’à peine 100 millions d’euros pour la mission aide publique au développement représente une progression de seulement 3,5 % par rapport au budget de 2017.

Cette hausse, inférieure à celle de l’année dernière, est bien trop marginale pour que la France honore le plus rapidement possible son engagement pris en 1970 de consacrer 0,7 % de sa richesse nationale à l’aide internationale.

Dans un contexte d’instabilités mondiales, de crises sanitaires à répétition, de sortie des Etats-Unis de l’Accord sur le climat, la France a l’occasion avec le budget 2018 de renouer avec les objectifs internationaux indispensables à lutte contre la pauvreté, les inégalités et le changement climatique et de mettre fin à une injustice qui a trop duré.

Rappelons-le : la pauvreté n’est pas une fatalité, elle peut être éradiquée ! Depuis les années 1990, l’aide publique au développement a déjà contribué à sortir plus d’un milliard de personnes de l’extrême pauvreté.

Ce n’est pas le moment de baisser les bras : nos député.e.s doivent être conscient.e.s de l’urgence et voter en faveur d'une augmentation de l’APD lors du budget 2018.

Pourquoi l’APD est un outil essentiel pour lutter contre la pauvreté ?

L’aide publique au développement, née d’une initiative de l’OCDE, permet de soutenir de manière significative l’accès à la santé, à l’éducation ou à l’eau potable pour les populations les plus vulnérables. La solidarité internationale permet également aux pays les plus pauvres de faire face à des bouleversements majeurs, crises humanitaires, politiques ou conséquences du dérèglement climatique. Elle permet aussi de renforcer le pouvoir des citoyens et de lutter contre la corruption.

L’APD est indispensable pour faire reculer la pauvreté dans le monde. Et cela fonctionne ! Depuis 20 ans :

  • L’extrême pauvreté a reculé de plus de moitié : près d’un milliard de personnes en sont sorties*
  • La mortalité maternelle a diminué de plus de 45 %
  • La mortalité infantile a diminué de moitié
  • 2,6 milliards de personnes ont eu accès à des sources d’eau potable améliorées
  • Le taux de scolarisation dans l’enseignement primaire a augmenté de 91 % dans les pays en développement
  • Le nombre de décès liés à la tuberculose a baissé de 37 millions

Plus qu’un soutien, cette aide internationale est un investissement nécessaire au rééquilibrage des niveaux de développement dans le monde et au recul de la pauvreté. Y renoncer n’est pas envisageable.

La France peut faire bien mieux !

L’ONU a fixé un objectif précis à tous les pays développés : consacrer 0,7 % de leur revenu national brut (RNB) à l’aide publique au développement (APD). La France s’y est engagée il y a près de 50 ans… mais elle en est encore très loin ! En 2016, elle accuse encore un retard considérable avec seulement… 0,38 % de son RNB consacré à l’aide publique au développement.

Pendant ce temps, la Norvège y consacre proportionnellement 3 fois plus. Le Royaume-Uni a atteint cet objectif depuis 2013 et l’a inscrit dans la loi. L’Allemagne l’a aussi atteint en 2016. Nous devons prendre exemple sur eux !

Nous appelons la France à augmenter rapidement son budget d’aide publique au développement, et respecter – enfin ! – l’engagement des 0,7 % d’ici la fin du mandat présidentiel. Pour cela, elle doit notamment défendre une taxe sur les transactions financières ambitieuse afin d’augmenter significativement dès 2018 les moyens financiers permettant de lutter contre la pauvreté et le changement climatique sans coûter un centime supplémentaire à l’Etat ! A l’heure où les besoins sont croissants, la France doit mener une politique internationale à la hauteur des enjeux. Il faut agir dès maintenant, et faire de notre pays un exemple en matière de solidarité internationale.

Pourquoi dire « merci d’avance » à nos député.e.s ?

Parce que nous estimons que les député.e.s ont un rôle crucial à jouer pour s’assurer que la France tienne ses engagements envers les pays les plus pauvres.

« Merci d’avance », car nous souhaitons les appeler à agir et à prendre les bonnes décisions dans quelques semaines à l’Assemblée nationale. C’est une manière originale et positive de les encourager à mettre le cap sur les 0,7 %, conformément à l’engagement de la France et à ce qui a été promis par le président de la République.

Dire merci d’avance à un.e. député.e, c’est lui rappeler qu’il ou elle est là pour porter la voix des citoyen.ne.s. Agissez à nos côtés en interpellant dès maintenant vos député.e.s !