L’aide publique au développement, à quoi ça sert ?

L’aide publique au développement joue un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités : c’est LE budget qui a pour objectif d’améliorer les conditions de vie des populations dans les pays les plus pauvres et de leur permettre d’envisager un avenir meilleur.

Le cœur de l’aide publique au développement, c’est le financement des services sociaux de base – éducation, santé, nutrition et bien d’autres – indispensables à l’amélioration du niveau de vie des populations. L’APD sert à mener des projets et programmes durables dans le temps. Concrètement, elle permet, par exemple, de construire des infrastructures, de recruter et former du personnel de santé ou des professeurs, de fournir des équipements, des médicaments ou des outils agricoles.

Ses effets ont un réel impact sur la vie des citoyens des pays les plus vulnérables. L’extrême pauvreté dans le monde a été réduite de près de 60% depuis 1990, en grande partie grâce à cette aide. En 1990, les maladies évitables et traitables tuaient chaque jour en moyenne 35 000 enfants. 25 ans plus tard, ce chiffre a pratiquement été divisé par deux et plus de 18 600 de ces décès sont désormais évités[1].

L’aide française est donc primordiale pour améliorer la vie de millions de personnes dans les pays les plus pauvres du monde. En l’espace de seulement deux ans (2013-2015), l’Agence Française du Développement (AFD) a permis à 2,6 millions d’enfants de commencer l’école, à 3,8 millions de personnes d’avoir accès à l’eau potable sur le long terme, et à 31 millions de femmes et d’enfants d’avoir accès à des soins de santé[2].

En matière de santé, l’aide française a aussi permis depuis 2002 de sauver 2,2 millions de vies, de placer 1,1 million de personnes sous traitement antirétroviral et de distribuer 79,5 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide.

Côté éducation, une contribution ambitieuse de la France envers le Partenariat mondial pour l’éducation permettrait à 2,9 millions d’enfants supplémentaires de terminer leur scolarité primaire, à 255 000 enseignants de bénéficier de formations et de distribuer 30 millions de manuels scolaires ainsi que de construire plus de 3500 salles de classe supplémentaires.

Investir dans les conditions de vie de ces populations n’améliore pas seulement leur bien-être individuel, mais entraîne une série de progrès à plus grande échelle. L’aide au développement a aussi un impact économique positif sur les pays qui en bénéficient : par exemple, lutter contre les inégalités femmes-hommes en matière d’éducation pourrait rapporter aux pays en développement entre 112 et 152 milliards de dollars par an[3].

 

[1] Rapport DATA 2017 : Financer le siècle africain.
[2] Chiffres de l’Agence Française du Développement.
[3] Edition 2017 de L’Observatoire de l’aide française à l’éducation dans les pays en développement.