L’aide au développement et les droits des femmes

Partout dans le monde, les femmes sont particulièrement touchées par la pauvreté et les discriminations. Les normes sociales limitent leurs droits et leurs opportunités et les inégalités de genre restent profondément ancrées dans toutes les sociétés. Pourtant, l’égalité de genre est un droit humain fondamental et un facteur essentiel pour parvenir à développement juste et durable.

L’aide au développement doit être un vecteur de justice sociale et participer au renforcement des droits des femmes. Permettre aux femmes et aux filles d’avoir un accès égal aux ressources et aux opportunités est aussi un gage d’efficacité de l’aide. Aucune aide ne pourra avoir un impact réel si les besoins de la moitié de la population ne sont pas pris en compte.

Pourtant, la France accuse un certain retard en matière d’intégration du genre et de l’égalité femmes-hommes dans son aide publique au développement (APD). En 2016, seulement 28% de l’APD bilatérale française intégrait les questions de genre, alors que la moyenne européenne[1] s’élevait à 35% en 2014-2015. Le volume de l’aide dédiée spécifiquement à des projets sur le genre en 2016 est également faible : 2.9% du volume de l’APD bilatérale est dédiée à l’égalité femmes-hommes[2]. La France s’est pourtant engagée à ce que 50% de son aide intègre le genre dans sa stratégie genre et développement.

Il est temps pour la France de tenir ses promesses et d’agir pour faire de l’égalité une réalité partout dans le monde !

 

[1] Moyenne européenne parmi les pays membres du CAD de l’OCDE.
[2] Les chiffres 2016 se basent sur des données provisoires du DG Trésor, qui attendent l’examen et validation du CAD de l’OCDE.